[P004] - Hamburger Train : Stack and Compression

Train, Compilation, Parition, Livres électroniques, édition

#B Intitulés
1 Ref.
2 Titre
3 Date
4 Type Photographie/td>
5 techniques Animation
6 Média Mix Media
7 Version Version 1.0 (initiale)
8 Format
9 Mots-clés
10 Statut En cours

fig.P003.01
Détail d'une des pages de la lettre
Lyon. 201
3

 


 



Hamburger train est ma seconde édition. Après « Pancake », cette nouvelle édition vient améliorer mon approche au monde de l’édition. Le terme « Hamburger train » provient des compilations de vidéos que nous retrouvons sur internet. Cet ouvrage est un espace d’exposition faisant référence ironiquement au « Hamburger Banhof » à Berlin. Ce livre, dans sa composition, reprend le procédé de « Pancake ». Les pages de cet ouvrage sont des reproductions de publicités extraites de la revue ferroviaire « Railroad Digest ». J’ai décidé de compresser 10 années de revues en sélectionnant quelques publicités. Les objets qui ont retenu mon attention sont le matériel ferroviaire que l’on retrouve tout le long de la voie ferrée (Sémaphore, Passage à niveaux, Pantographe...). Une nouvelle strate vient s’ajouter à cette seconde édition, en ajoutant un concept métaphorique à chaque rencontre avec ces objets. Le passage à niveau sera la « rencontre », le butoir est « la mort », la rotonde « la répétition » etc... Je tente d’isoler ces objets et de les déterritorialiser. Libre de sens, la lecture horizontale de l’ouvrage, par l’intermédiaire du montage, permet des associations d’idées. De cette sérendipité, le lecteur deviendra ce voyageur vagabond faisant du hopping sans trop savoir où cela l’emmènera. Ce livre est une métaphore du voyage. Telle une locomotive qui nous tire vers l’avenir, chaque page du livre est ce que nous voyons par la fenêtre du train, chaque page s’imprègne dans la mémoire.


METAPHORE FERROVAIRE

 

(Première proposition de méthode)

 

Le processus d’un travail se déroule comme un voyage en train où tout au long du parcours cette métaphore permet de canaliser, à mettre sur rail, une somme d’idées dispersée. Chaque pièce est une métaphore d’une phase de mon travail : lieu, temps, liaison, machine, processus.... 

 

Dépôt : L’archivage d’un travail dans ma base de données. Grâce à cette méthode, j’ai une vue d’ensemble sur mon corpus. Je peux ainsi développer un à un les thèmes qui se présentent. Le dépôt peut être mon disque dur, mon serveur internet, une cartographie mentale, un logiciel, ou encore un classeur. Cet espace est souvent un grand champ de bataille, toujours très fragile, jamais très loin d’une apocalypse.


Dépôt : L’archivage d’un travail dans ma base de données. Grâce à cette méthode, j’ai une vue d’ensemble sur mon corpus. Je peux ainsi développer un à un les thèmes qui se présentent. Le dépôt peut être mon disque dur, mon serveur internet, une cartographie mentale, un logiciel, ou encore un classeur. Cet espace est souvent un grand champ de bataille, toujours très fragile, jamais très loin d’une apocalypse.
 

Rotonde : La genèse de mes projets prend naissance, comme dans une matrice maternelle, dans ce lieu circulaire qu’est une rotonde. Souvent à l’abri des regards, c’est ici que je réfléchis à la conception de mon dispositif. C’est dans ce site que je plante la première graine. C’est dans ce secteur également que je recycle mon travail.

 

Hub : Le Hub, grâce au réseau internet me permet d’orienter mes recherches sur la littérature, le donne accès à des conférences ou encore a des expositions. Cette phase du travail se situe toujours en amont de mes réalisations. C’est souvent une période relativement longue et laborieuse.

 

Gare : La gare est le lieu d’ouverture à l’autre. C’est un intervalle, un non-lieu de passage. C’est également le terrain où je communique mon travail avec l’autre. C’est le lieu d’origine ou d’aboutissement de mes projets. La gare est aussi mon moteur de recherche. 

 

Panneau de gare: Mon travail se présente comme ce panneau de gare. Il donne une vision globale de mon travail, avec ses différents

 

Médiums: images, vidéos, impressions photographiques. Chaque volet du panneau est un pixel, un grain, un signe ou une image. C’est également une œuvre totale. Il devient la trace visible de mon travail, comme un ticket de train est la trace d’un acquittement.

 

Quai: Le quai est ce lieu où se passe la rupture, celle où je décide d’abandonner mes projets précédents pour aller à la découverte de nouveaux paysages. A cet endroit, et à ce moment précis je désarme mon regard afin d’être réceptif à la réception de nouvelles données.

 

Machine: Le train est comme mon dispositif de création. Il est le support indispensable à la mise en place de mes projets.

 

Moteur: Le moteur de mes projets est comme une locomotive. Il peut être l’ordinateur, l’appareil photo, mon téléphone mobile.

 

Wagon: Le wagon représente le plan cinématographique, la fenêtre, l’image, le point de vue du voyageur devient ce qui nous est donné à voir. La composition du train définit le format de l’image. Plus la composition du train est grande, plus le film, l’image ou la séquence sera d’une grande taille et inversement.

 

Paquets: Les paquets de fret sont les paquets d’informations, semblables à ceux internet, circulant entre deux points.

 

 

 

 

 

Paquets: Les paquets de fret sont les paquets d’informations, semblables à ceux internet, circulant entre deux points.

 

Sémaphore: Le sémaphore est l’ensemble des signes que j’ai décidé de mettre en place pour réaliser mon projet. Pour la photographie argentique par exemple je décide de prendre un appareil photo moyen format en 6x6, une pellicule couleur Ilford couleur 160, et un objectif de 50mm. Cette une également une grille de travail ou une fiche de route.

 

Passage à niveau: Le passage à niveau est un point de rencontre avec une personne, ou alors la découverte de quelque chose de nouveau. Il représente les apports extérieurs qui viennent enrichir mes recherches.

 

Hopping: Le Hopping ou le fait d’attraper le train en marche est semblable à l’attitude que je pourrais avoir lorsque je capte des éléments qui m’intéressent. Dans ce cas il m’accompagnera tout au long de mon projet. Ce hasard heureux fera appel à la notion de sérendipité.

 

Station: Ce non-lieu de transition est un intervalle de pause et un temps de répit. C’est un temps où je me ressource, où je respire, c’est un temps qui me permet de m’extraire de mes projets et de me ressourcer ailleurs.

 

Tunnel / Tube : Le tunnel fera appel à l’amnésie. Notre nature nous contraint à l’oubli. Il peut être également de l’ordre du sommeil, ou d’une période particulièrement difficile à surmonter. Le tunnel fera appel à la mémoire et à l’oubli, à l’inconscient et aux rêves.

Pont : Le pont est cette association d’idées entre deux images ou une constellation d’images.

 

Déraillement : Le déraillement est ce point de rupture, ce point de non-retour. Il peut intervenir à tout moment dans mon projet. C’est à cet instant que mon travail ne m’appartient plus. C’est ici que le sort de ma pièce est définitivement fixé.

Déraillement : Est la fin du voyage, c’est l’arrêt du projet. C’est ici que la finalité du projet s’impose et que j’accepte de l’abandonner au regard du spectateur...

 

La Rotonde : ...jusqu’à ce que de nouveau je le recycle vers un autre travail.