Florent Lagrange


00. Déclaration du document


Préface  |  Ouverture  |  Concept  |  Résumé  |  Études



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Ma pratique artistique s’inscrit dans le champ des Études critiques du code [Critical Code Studies]. Il utilise le paradigme computationnel dans le but de « mettre en situation la connaissance, afin de contribuer à incarner l’activité de la pensée et de la situer dans un monde d’objets ». Je m’interroge sur les différences conceptuelles et matérielles liées au processus d’archivage, de traitement de l’information,  et de traduction ainsi qu’aux mutations sensibles et techniques des modes de représentations de la mémoire. Inspiré par la cybernétique, j’ai la volonté de réduire les narrations hypertextuelles complexes à des discours simples, linéaires et transmissibles. Ma fonction s’oriente davantage vers l’élaboration de partitions graphiques, d’ architecture d’écritures, de constellations d’échantillons, de diagrammes topologiques, destinées à être empruntés, déconstruits puis recompilés. Ses dispositifs me permettent de visualiser dans l’espace ses multiples opérations. Ils fabriquent une nouvelle économie du réel, explore de nouveaux territoires et tente de trouver un espace de liberté propice à la découverte de soi et à l’invitation de « l’autre ».

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Méthode

Notre méthode de partage est un modèle mobile et adaptable, elle prend appuie sur une partition de travail qui permet de mettre en évidence sa propre conception. Cette grille de lecture scénarise la manière dont circulent les informations au sein même de son métabolisme. De par son interaction avec l’environnement humain, elle met en évidence les différents modes d'existence propres à chacun et fait émerger ces modalités d’interactions. Ce travail tend à valoriser les échanges entre les êtres vivants et en extrait les différentes articulations.

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Partition

Cette partition, issue du protocole cité ci-dessus, prend la forme d’une topique (énoncer en une phrase le parallèle entre espace physique et espace de pensée) en trois points. La finalité objective de ce programme est le don de cette introspection dans un espace concret, adressée à un public d’origines plurielles. Sous forme de schèmes de pensée mécanique, horodaté et mis à jour dans un continuum, régulé par un système de versions, le protocole de travail se compose de trois modules habités par la volonté de contenir, de renfermer un message (du latin conceptio). 

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Version

Notre méthode de partage est un modèle mobile et adaptable, elle prend appuie sur une partition de travail qui permet de mettre en évidence sa propre conception. Cette grille de lecture scénarise la manière dont circulent les informations au sein même de son métabolisme. De par son interaction avec l’environnement humain, elle met en évidence les différents modes d'existence propres à chacun et fait émerger ces modalités d’interactions. Ce travail tend à valoriser les échanges entre les êtres vivants et en extrait les différentes articulations.


Lieu

Dans cet espace-lieu similaire à un site-miroir, au sens d’une sauvegarde informatique identique à l'original, nous expérimentons le temps événement. Il s’agit de tester le modèle conçu et de venir interférer et hacker cet appareillage avec l’aide d’un public et des données extérieures. Cette exposition prend la forme d’une édition. 

Convention

Cette convention d’étude est élaborée en amont par notre groupe de recherche durant un temps de veille, de discussion et d’observation du dispositif en action. En aucun cas, la méthode mise en place n’a pour objectif la restriction des libertés ou de rompre la dynamique du flux d’énergies créatrices de chacun. 


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Base de donnée

Notre méthode de partage est un modèle mobile et adaptable, elle prend appuie sur une partition de travail qui permet de mettre en évidence sa propre conception. Cette grille de lecture scénarise la manière dont circulent les informations au sein même de son métabolisme. De par son interaction avec l’environnement humain, elle met en évidence les différents modes d'existence propres à chacun et fait émerger ces modalités d’interactions. Ce travail tend à valoriser les échanges entre les êtres vivants et en extrait les différentes articulations.

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Process

La seconde instance du processus topique est la planification du discours élaboré dans la partie précédente, dans une forme visuelle. Projetée sous forme de sémiologie graphique, diagrammatique ou arborescente, nous mettons en évidence une manière de retranscrire le vecteur relationnel et les liens qui se dessinent entre les différentes entrées, préalablement évoquées. Cette synthèse visuelle du langage permet la retranscription des données, et amorcera la modélisation du projet dans sa troisième et dernière partie suivants qui clôturera le cycle de recherche.

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Écran

Cette dernière étape du protocole est située comme étant la modélisation des informations. La cristallisation de l’image mentale préalablement planifiée devra acheminera l’idée au plus loin dans sa capacité à construire un espace imaginaire, virtuel ou utopique. Limitée dans le champ de la représentation visuelle, ce lieu imaginaire est la tangente entre un temps d’exposition et l’application l’ensemble du précédent protocole dans un lieu, non-utopique, prévu à cet effet.



 

Cycle de recherche

Ce cycle de recherche mène une réflexion indépendante sur les conditions de production des œuvres dans le champ de l’art. Ce cycle prendra alors fin par l’archivage puis le prélèvement d’invariant et d’échantillons résiduels, révélateur de l’expérience dans sa dimension nouvelle et permettra cette temporalité modelée par notre grille de lecture. La transformation des informations donnant lieu à de nouveaux objets résiduels sera l’objet d’études de notre projet et permettra de redéfinir les réglages (paramétrages, configuration et calibrage) initiale du protocole compris dans la version/édition suivante.

Concept 

Le concept de liberté, omniprésent dans l’acte de création, est finalement très peu accessible tel qu’il est présenté dans l’art contemporain. La détermination sur le plan psychique, technique, matériel et sur le plan social, en restreint notre part de liberté. La finalisation de l’objet-œuvre est réduite souvent à une forme déceptive ou frustrante, loin de l’utopie initialement conceptualisée. Il s’agira, par le prisme de l’exposition et de la mise en commun, de vérifier et de prendre conscience à même le terrain, de l’enjeu de ces déterminations. Cela nous donnera des possibilités de nous détacher de ces liens. Cet ouvrage tente finalement de restituer la primauté à l’expérience, en résistant à l’influence des médias dominants ; libre ainsi d’explorer de nouveaux territoires propices à la découverte de soi et à l’invitation à l’autre. 

Exposition

Le dispositif s’adaptera à un lieu de résidence éphémère ou sur un bail de plus ou moins longue durée, où les contraintes spatiales en dessineront les contours de la restitution. La phase d’exposition est lue comme une application sur le terrain du protocole afin de vérifier toute forme de spéculation.

 

Littéralement, sa forme est un montage de fragments extraits mis bout à bout, racontant une histoire disposée sur l’espace de la page scénographiée. Ce temps est une veille pour les concepteurs, où le dispositif d’analyse est au repos. C’est un temps d’observation, de recul et de contemplation. Le temps pour le spectateur d’en trouver le reflet de son intime, dans la limite de l’intervalle de sa durée et de l’espace d’exposition.